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DANGANE!!! (PARFOIS N'DANGANE), VILLAGE DU SINE SALOUM, SITUÉ À 120 KM DE DAKAR.
SON NOM SIGNIFIE "LE HAVRE", LE "PORT D'EMBARQUEMENT" EN LANGUE SÉRÈRE. DEPUIS DES ANNÉES DES TOURNOIS DE LUTTE TRADITIONNELLE S'Y ORGANISENT.
Ndangane est un des plus anciens sites touristiques du Sine Saloum. 14h15, nous remontons l'ancre. Nous avons attendu la marée descendante. Le vent, le courant nous portent. Nous croisons des pirogues. Elles rentrent de la pêche. Nous dépassons une première bouée verte. A la suivante nous entrons dans le Martine est à la barre. Il y a un couloir à passer. A droite il y a un haut fond. A gauche il y a un haut fond. Claude donne ses instructions. Martine les suit à la lettre. Les fonds remontent. Les chiffres du sondeur baissent. Voilà, on est passé. Il y a du fond sous Gwenalys. Nous apercevons des installations sur notre droite. Serait-ce Hakuna Matata ? Le sondeur annonce 5m sous la quille. Nous longeons les palétuviers. La base n'est plus très loin. Soudain cela va très vite. 4m, 3m, 2m, 1,80m, 1,60m, 1,40m, 1,20m, 0,80m. Et paf. Nous sommes envasés. Marche arrière. Le bateau tourne sur lui même. Marche avant. Rien. Bon, on pioche l'ancre et on va attendre ici. Tout semble désert. Claude a aperçu un gardien. On met l'annexe à l'eau et nous allons voir ce Monsieur. En effet, le campement est fermé pour l'instant. Il y a de belles installations. Il nous indique le chemin pour rejoindre Mar Lodj. Quant à "Hakuna Matata", il faut repartir sur le Saloum. Merci. Pour aujourd'hui nous allons rester ici. Dès que la marée le permet, nous remontons l'ancre et mettons un peu plus d'eau entre la quille et le Avant de partir, nous allons ramasser des huitres et Martine trouve beaucoup de coquillages. Le repas de ce soir est assuré. Allez on remonte l'ancre. On fait marche arriêre. On traverse le bolong. Nous repartons vers Mar LOdj. Décidément, il est écrit que nous n'y arriverons pas. Nous avons foncé en plein dans le haut fond. Pourtant nous avons suivi les pirogues. L'une d'elle arrive vers nous. Ils nous disent de faire demi-tour, de remonter un peu. Le passage est entre les deux hauts-fonds. Nous avons du mal à le trouver. La pirogue revient près de nous. Un jeune monte à bord de Gwenalys. Lamine, c'est son nom, est né ici. Il connait le bolong. Il dirige la manœuvre. Puis il s'empare de la barre. On est passé. Tout en barrant, il nous parle de lui. C'est un artiste. Il conçoit les dessins des pirogues. Il s'occupe de leur immatriculation, et il promène les touristes. Lorsque nous l'avons rencontré, il rentrait sur Ndangane avec eux. Il n'y a plus de haut fond. A l'aide d'un torchon, d'une casquette, de tout ce qu'il peut trouver, il appelle son collègue. Mais l'autre est déja loin. Ce n'est pas grave pour nous. Au lieu d'arrêter à Mar Lodj, nous irons jusqu'à Ndangane. Nous passons entre les filets à "Ndangane Sambou", c'est le village des pêcheurs. Les touristes vont plus loin, à "Ndangane C'est ici que nous jetons l'ancre. Une pirogue vient chercher Lamine. Nous le reverrons demain. Ndangane. Comme à Djifer, nous y trouvons une rue centrale avec des magasins, restaurants de chaque Ici, il y a beaucoup de "campements" pour touristes. Ces derniers ont des noms évocateurs : "Le cormoran", "le pélican", "le goëland, etc... Il y a toujours une piscine. Les chambres sont de petites cases au Cormoran. Nous en profitons pour admirer les superbes peintures Nous prenons le "taxi-brousse" pour aller à Mbour. Quel plaisir le "taxi-brousse". A chaque arrêt, nous sommes sollicités par les femmes. Elles vendent des beignets, des clémentines, des noix de cajou, des cacahuètes. Tout est en sachet. Et elles vous font les yeux doux pour vous amadouer et tenter de vous faire acheter quelque chose. Alors lorsque le taxi s'arrête tous les trois km, sur la distance je ne vous dis pas le nombre de fois ou elles accourent. Mbour, une grande route principale, comme ailleurs, une mosquée en construction, des menuiseries. Leurs lits font Mbour c'est aussi le port de pêche, le chantier des pirogues, l'arrivée des pêcheurs, les femmes qui cassent les coquillages sur la plage, le quai Concarneau. C'est aussi la rencontre avec le "breton Revenons à Ndangane. Ici vous pouvez manger au resto tous les jours. Attention, pas le restaurant pour touristes, non, les petits restos qui n'ont pas de grandes devantures, ni de grands noms, ni de façades vitrées. Les restaurants pays. Ceux qui vous propose la "Tiboudienne' à 600FCFA. Qu'est-ce que c'est ? Une assiettes bien remplie de brisures de riz, poissons frits, légumes variés et sauces piquantes. Bien piquantes. On achête la bouteille de bière au magasin à côté. Et on déguste. C'est très bon. C'est aussi la rencontre avec "Ser". Un petit homme de 10 ans. Très spirituel et très intelligent. Chaque fois que l'on accoste il accourt avec dans chaque main un paquet de cacahuètes et un paquet de noix de cajou. Il a gagné le droit de nous en vendre car il nous a bien fait rire. Cela faisait bien deux ou trois fois que nous le voyions. Mais Martine ne se souvenait pas de son nom. Alors comme je lui demandais : - Comment tu t'appelles ? Il me répond : - Cela fait trois fois que tu me le demandes. Tu devrais t'acheter une carte mémoire. C'est ce qu'a fait Martine et elle ne lui a plus jamais redemandé son prénom. Lamine est en train de peindre une pirogue. Il dessine à main levée les différentes parties. Puis, aidé de deux autres garçons, il peint les motifs. Voici ce que cela Et si nous faisions un peu d'exercice ! Que diriez-vous d'aller vous promener dans la campagne ? Sortons de la ville. Je ne sais pas si cette boulangerie a beaucoup de enfonçons-nous dans la "forêt". Autour d'un puits, des femmes et des enfants puisent de l' Tout le long de notre rando, nous rencontrons ces "villages". Des huttes, une maison, le tout entouré d'une palissade en tige de mil. Plus tard nous aurons l'explication : lorsqu'un homme prend une nouvelle femme, il doit lui construire une maison (case) pour elle et ses enfants. Alors en comptant le nombre de cases, on peut savoir le nombre de femme de ce Nous avons traversé la forêt et nous arrivons sur une immense étendue de sable. L'arrière de la Nous revenons un peu vers le couvert des arbres. Des oiseaux chantent sous ce soleil de Après un petit en-cas, pris à l'ombre d'un Fromager, nous continuons. Ici il y a des jardins potagers. Des puits y sont creusés, pas très profond, afin de récupérer un peu d'eau pour l' En passant sous un "anacardier", nous nous imprégnons de l'odeur de ses fleurs Comment fait-on pour récolter les noix dans les arbres ? Explication : Lors d'une de nos promenades nous avons vu des enfants lancer des batons dans les arbres. Connaissant notre curiosité, ici celle de Martine, nous nous sommes approchés. Ils faisaient tomber les noix de cajou. Surpris nous leur avons demandé pourquoi ils n'attendaient pas que les pommes, qui sont accrochées aux noix, ne soient mûres. Non, elles sont meilleures maintenant. Bon, alors comment fait-on griller la noix ? Un enfant nous explique. On fait un feu. Lorsque celui-ci est prêt, nous avons interprêté lorsqu'il y a de la braise, on jette les coques dedans. On attend qu'elles soient grillées puis on les retire. Ensuite on les brise, on sort les noix et on peut les manger. OK. Merci pour tes explications. Bonne récolte et au revoir. Ceci était une petite parenthèse dans notre découverte de Ndangane. Revenons à notre rando. Nous sommes sur le chemin du retour. Nous avons choisi de suivre la piste de sable. Il fait très chaud. Au loin nous apercevons des troupeaux. L'un est resté dans la "verdure". L'autre s'en va le long de la Nous rentrons dans Ndangane. Des parpings, abandonnés, traînent sur le sol. Ils sont fait sur place. On peut juger du peu de résistance au temps de ces Prenons le centre ville. Nous y trouvons l'église et la mosquée. Prenons sur la droite pour rejoindre la maison du peintre, puis nous longeons la plage. Gwenalys a l'air heureux sur son plan d'eau. Un clin d'œil sur quelques Avant de quitter Ndangane, allons faire un petit tour à Mar Lodj, sur la rive opposée. Nous nous y rendons en annexe. Sur la plage un homme s'est mis à l'ombre de sa cariole. Attend t'il la marée basse pour pêcher ? Non, il vend des boissons fraîches. A qui ? Il n'y a personne sur des km. Nous ne cherchons pas à comprendre et nous continuons. La piste se change en marécage. Il faut éviter les flaques d'eau, passer à gué le petit ruisseau. Eviter à nouveau les flaques d'eau, en marchant dans la avant d'avoir les pieds au sec et enfiler ses chaussures. Après la traversée du désert salé, nous entrons dans la "forêt". Les baobabs cotoient les palmiers Rôniers, les manguiers, les anacardiers. Un Calao à bec rouge cherche sa interpellent et viennent nous serrer la main. Comment tu t'appelles est la première question que l'on entend invariablement. Nous sommes étonnés. Nous n'imaginions pas le village si long. Comme toujours nous arrivons devant l'église. Celle-ci est la plus belle que nous ayons vu jusqu'alors. Des chants, de la musique, du Djembé se font entendre. C'est la répétition pour la messe de Pâques, demain. Ensuite nous découvrons la mosquée. Pour une fois cette dernière parait bien insignifiante à côté de l'église. Deux arbres attirent notre attention. Un Fromager et un Cassedra sont tendrement enlacés. Une personne agée, passant par là, nous conte cette histoire : - Le Fromager est l'arbre des Musulmans. Le Cassedra est l'arbre des Catholiques. Ceux-ci se sont réunis pour toujours. Une branche de l'un est pris dans le tronc de l' La nature semble vouloir donner des leçons aux hommes !!! Je sais, vous allez dire que je suis de plus en plus bavarde. Je suis peut-être d'accord avec vous. Mais une petite visite sur l'île aux oiseaux ne vous tenterait-elle pas ? Je suis bien sûre que si. Alors prenons l'annexe et allons-y. Nous doublons "Ndangane Sambou", puis les filets de crevettes. Nous passons devant un banc de sable. Des oiseaux viennent s'y Nous entrons dans le bolong. De part et d'autre des oiseaux apparaissent. Grands, petits, clairs, foncés, ils se font admirer. Ne comptez pas sur moi pour vous les citer tous. Internet est à votre disposition pour cela. Moi je vous les L'île aux oiseaux est aussi une zone de protection de la flore. Des zones de "rhizophora" sont nombreuses. Allez je vous explique. On délimite une zone pour y replanter des palétuviers. Le but étant de reconsolider le sol. Le sable a, comme chez nous, tendance à s'en aller à chaque grande Il faut songer à partir. Mais pas comme çà. Non !!! Pas avant de vous avoir parlé des termitières. Elles foisonnent dans la campagne. "Ndangane, c'est ici qu'il y a la plus haute termitière", nous a t'on dit. Alors on a pris l'appareil photo et on est parti à la chasse aux termitières. Là encore, je ne vais pas toutes vous les montrer. Je n'aurai pas assez de giga pour finir mon site. Alors en voici un "petit" échantillonnage. Partons de la plus petite, rencontrée pour aller à la plus Comme vous avez pu le constater, elles aiment bien se frotter aux arbres. Eh bien! Il est temps pour nous de quitter Ndangane. Le Saloum regorge de bolong. Et on traîne, on traîne tellement que nous ne pourrons pas tout faire, comme d'habitude je sais. Demain nous partons Passez une bonne nuit et à demain.
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