L
E FLEUVE "GAMBIE", MAGNIFIQUE FLEUVE AVEC SES NOMBREUX MÉANDRES,
SES PAYSAGES CHANGEANTS, SON BAC, SES VILLAGES DE PÊCHEURS, SES BOLONGS.
SES RENCONTRES, SES OISEAUX, SES ORAGES. NOUS Y SOMMES !!!
Il est 8h35, ce lundi, lorsque nous relevons l'ancre. Nous sommes devant Djifer. Le but est de reprendre la passe
   empruntée lors de notre arrivée. Le vent de ces derniers jours et les fortes marées nous font entrevoir
   un passage très   .
  A l'instar des piroguiers nous décidons de passer plus loin. C'est doucement que nous traversons. Parfois
  Gwenalys a juste ce qu'il faut sous la quille. Nous arrivons enfin aux bouées d'entrée deux heures plus tard.
  Nous sommes passés et ravis. Les voiles sont montées. Le calme est revenu sur Gwenalys.
  Nous slalomons entre bouées, filets et pirogues et arrivons, d'après la carte sur l'ordi, devant l'entrée du fleuve.
  Car nos yeux ne voient que de l'eau, de l'eau et encore de l'eau. Et pourtant il y a des hauts-fonds un peu partout.
  La nuit va bientôt tomber. Claude a repéré un passage qui mène devant l'île aux oiseaux. C'est un leurre.
  Une grosse erreur sur la carte. La passe n'existe pas. Alors nous continuons et contournons un haut-fond.
  Pour la nuit, l'ancre est jetée au milieu de nulle   .

Je mentirais si je vous affirmais que la nuit a été excellente. Essayez-donc de dormir dans un tambour de
  machine à laver? Celle-ci qui fait des va et vient permanent et vous m'en direz des nouvelles. Heureusement
  Gwenalys n'avait pas pris l'option essorage. Bref, il est tôt le matin suivant lorsque nous repartons. Des pirogues
  apparaissent au loin. Nous nous éloignons de la première, un filet traîne derrière elle. Nous ne sommes pas au
  bout de notre surprise. En approchant de la deuxième pirogue nous constatons qu'elle est vide. Et un filet traîne
  aussi derrière elle. Nous virons sur babord. Erreur !!! Nous nous faisons entourer par le filet. Vite reprenons sur
  tribord, dépassons la pirogue et ouvrons l'œil sur celles qui rodent aux alentours. Nous nous engageons dans la
  dernière ligne droite. Au loin un cargo emprunte le   . Nous arrivons devant Banjul.
  Quelques bateaux sont à l'ancre. D'autres sont en bien mauvaise   . En regardant plus attentivement
  autour de nous, nous verrons bien des bouts de ferraille qui ressortent de l'eau à marée basse. Nous n'allons pas
  nous attarder ici. Restons le temps de faire les papiers, c'est à dire deux jours, et partons à "Lamin Lodge".

"Lamin Lodge" se trouve dans un bolong. Quelle surprise d'y voir autant de voiliers. Pourtant le campement
  est fermé. Il n'est plus fréquenté que par les   . Nous ne sommes pas restés longtemps ici non plus
  la Gambie nous appelle. Mais nous avons fait, quand même, quelques balades, en kayak pour Martine, à pied
  pour nous    dans le village.
  Nous continuons notre chemin. Pourquoi cette hâte à avancer ? Nous aimerions remonter le fleuve jusqu'à
  Kauntun, Baboon Island pour admirer les crocodiles, les hyppopotames, etc... . Premier arrêt : James Island.
  Une petite île au milieu du fleuve. Un ancien fort en ruine, voilà ce qui reste de cette   .
  Quelle nuit !!! Un bel orage est arrivé. Le genre feu d'artifice qui illumine le ciel, l'eau, les rives... Gwenalys a cru
  que nous étions le 14 juillet. Après le feu d'artifice nous avons eu droit au bal, sans musique et toujours sur le
  même tempo ; gauche, droite, avant, arrière, on tourne... Et on recommence.
  Le matin nous a trouvés un peu vaseux pour reprendre la remontée du fleuve. Nous n'étions pas seuls. Les
  dauphins nous ont accompagnés un long   .

Deuxième arrêt : Tendeba, une petite halte d'une nuit. Il est tôt, le lendemain, lorsque nous repartons. Tendeba
  se réveille. Quelques pêcheurs sortent les pirogues. Nous prenons quelques photos des   .
  Si nous sommes partis si tôt c'est pour pouvoir profiter de la marée montante. Hélas cela fait deux heures que
  nous sommes partis lorsque le temps se gâte. Un orage nous arrive dessus. Nous avons juste le temps de piocher
  l'ancre, de nous mettre à l'abri dans le bateau et la pluie, le vent, les éclairs nous tombent dessus. Il nous faut
  attendre maintenant la prochaine renverse pour repartir, c'est à dire cet après-midi.
  Nous songeons faire une halte pour la nuit près du bac. Mais un bateau va modifier nos plans. David et Maï sont
  au mouillage. Nous allons les voir. David n'est pas bien. Ils attendent deux ou trois jours avant de repartir.
  Le lendemain nous reprenons la route et faisons halte au   .
  - "Hello les amis bretons. Ca va bien ?"
  - "Comment sais-tu que nous sommes bretons ?"
  - "Nantes, Basse-Goulaine tu connais ?"
  - "Oui, c'est chez nous. Et le Pellerin, tu connais?"
  - "Oui. J'ai une sœur qui habite Rennes. Elle est championne de lancer du disque."
  - "On peut acheter du gas oil ici ?"
  - "Non il faut aller au village en taxi."
  - "Tant pis. On repart. Bye."
  - "Au revoir les bretons."
  Incroyable !!! Nous sommes en Gambie et nous rencontrons un gambien qui connait notre région. et parle
  un français irréprochable. Ce sera le seul.
  Nous remontons l'ancre pour profiter du temps qui nous reste avec la marée montante. Après moult méandres,
  nous arrivons à Bombali, un petit village de pêcheurs. Pendant cette nav. nous avons mis le génois. Gwenalys a
  fière   Nous avons aussi remarqué du changement dans le paysage. Nous avons abandonné le large
  fleuve pour des largeurs plus raisonnables et les palétuviers sont plus   .
  Ici encore nous avons fait de belles rencontres. Une pirogue s'arrête près de Gwenalys. Un jeune vient discuter
  avec nous. On sent qu'il a envie de monter sur le bateau. Alors on l'invite. Une deuxième pirogue arrive,
  un instituteur et deux enfants. L'instit monte aussi sur le bateau. La discussion continue sur les problèmes de
  l'enseignement en Gambie. Le parcours des enfants pour pouvoir arriver à l'université On parle aussi de la vie
  quotidienne, elle n'est facile pour personne. La nuit va tomber. Tout le monde se sauve. Merci pour cette
  charmante soirée. Nous restons à Bombali deux jours, le temps pour Martine de faire un petit tour en Kayak.

Et c'est le départ pour une nouvelle étape. Cette fois nous voulons atteindre Kau-ur.
  Quel changement dans le paysage. Les forêts de palétuviers disparaissent faisant place aux plaines. Puis le relief
  prend du volume. Des collines se   . Enfin Kau-ur   .

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